En l’espace d’un mois, Neeskens Kebano a tout vécu ou presque. Il a tout d’abord eu le bonheur de marquer pour sa première sélection avec la RD Congo. Mais la joie du jeune homme a été de courte durée, son équipe n’ayant pas réussi à valider son billet pour la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF. Alors que le milieu de terrain de Charleroi attendait à l’aéroport en compagnie de ses coéquipiers basés en Europe, un coup de téléphone inattendu lui a redonné le sourire… et réveillé ses ambitions.
Son interlocuteur s’est chargé de lui apprendre que, contre toute attente, les Léopards seraient bien présents en Guinée Équatoriale en début d’année, grâce aux billets réservés aux meilleurs troisièmes des sept groupes de qualification. Un peu plus tôt dans la journée, la RD Congo avait bouclé son parcours dans le Groupe D par une victoire 3:1 sur la Sierra Leone. Toutefois, le nul vierge entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun à Abidjan condamnait les Congolais à se contenter de la troisième marche du podium, derrière les Lions Indomptables et les Éléphants.
« Ça m’aurait fait plaisir de célébrer cet exploit en RD Congo, mais je n’avais qu’une heure devant moi. On m’attendait en Belgique, il fallait que je rentre. Mais je suis fier de ce que nous avons accompli », raconte l’intéressé au micro de FIFA.com. « À défaut de participer, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain a eu quelques échos de l’ambiance qui régnait à Kinshasa. « D’après ce qu’on m’a dit, c’était la folie dans la capitale ! »
Tourner une page
Le parcours en dents de scie de Kebano a en fait débuté en août. C’est à cette époque que le natif de Montereau a décidé de représenter la RD Congo, après avoir joué dans les sélections de jeunes de France. « J’avais envie de tourner une page dans ma carrière. Lorsque j’ai reçu ma convocation pour jouer avec les Léopards, j’ai décidé de répondre favorablement. J’espérais bien qu’on me donnerait rapidement ma chance », justifie Kebano, qui a manqué les deux premiers matches de son équipe pour raisons administratives.
En septembre, il a dû se contenter d’entrer en jeu à l’occasion d’un match amical contre le TP Mazembe. Il s’est vite distingué en offrant une passe décisive à Cédric Mabwati pour arracher le nul (1:1). Pour ses grands débuts en match officiel, Kebano a lui-même trouvé le chemin des filets lors d’un succès historique (4:3) sur la Côte d’Ivoire à Abidjan.
Malheureusement, les Congolais ont ensuite mordu la poussière (1:0) face au Cameroun. À la veille de la dernière journée, il leur fallait donc non seulement s’imposer, mais aussi espérer une issue favorable à la confrontation entre Ivoiriens et Camerounais. Blessé, Kebano a dû suivre la rencontre depuis les tribunes. En apprenant que les Éléphants avaient obtenu le point du nul, il a compris que ses coéquipiers ne parviendraient pas à remonter à la deuxième place. Pendant plusieurs heures, la déception était palpable dans le camp congolais… jusqu’à ce fameux appel à l’aéroport.
Un modèle taille patron
Neeskens Kebano doit son prénom peu commun au grand Johan Neeskens, ancien international néerlandais du FC Barcelone et de l’Ajax Amsterdam, finaliste malheureux des Coupes du Monde de la FIFA™ 1974 et 1978 . Avec un tel pedigree, il se sait attendu au tournant. « Mon père adore le football et il appréciait particulièrement Neeskens. Alors, il a décidé de me donner son nom. »
Passé par le centre de formation du Paris Saint-Germain, Kebano fait désormais les beaux jours de Charleroi, pensionnaire de l’élite belge. « Je n’ai pas le sentiment d’avoir quelque chose à prouver en rejoignant un grand championnat ou un grand club », assure le fan de rap, de jeux vidéo, et d’extravagances capillaires. « De toute façon, un footballeur doit faire ses preuves à chaque fois qu’il entre sur un terrain, en compétition ou à l’entraînement. Pour le moment, je me sens bien ici et j’accumule de l’expérience. »
Cette expérience doit maintenant lui permettre de disputer la Coupe d’Afrique en Guinée Équatoriale, en janvier prochain. « Je dois redoubler d’efforts si je veux faire partie de la liste des 23. J’espère vraiment que l’on fera appel à moi, » conclut Kebano. Même si c’est par un coup de téléphone inattendu en dernière minute…
Les Carolos ont pris une petite option sur la qualification pour le tour suivant en Cofidis Cup en s’imposant 2-1 au match aller à domicile face au Cercle de Bruges.
Le début de match est animé, et les occasions vont de part et d’autres. Fauré se procure la première en reprenant un centre de la tête, mais hors cadre. A la 12ème minute, c’est Buyl qui reprend un ballon devant le but carolo, mais ne peut contrôler sa frappe. Guillaume François tente sa chance d’un bon tir au quart d’heure de jeu, stoppé par le portier brugeois. Deux minutes plus tard, c’est Hans Cornelis qui trouve la transversale sur un centre tir. Nicolas Penneteau interviendra sur un tir de Buyl quelques minutes après. Mais alors que les occasions se multiplient pour Bruges, c’est en l’espace de 3 minutes que les Zèbres vont inscrire leurs deux buts. Un doublé de Cédric Fauré, qui ouvre d’abord la marque à la 27ème minute sur un superbe coup franc en pleine lucarne. Le second dans la foulée à la demi-heure de jeu, suite au bon corner tiré par Neeskens Kebano. Fauré reprend alors le ballon de la tête pour le placer au fond des filets. Mais alors que le break est fait, le Cercle va revenir au score juste avant la mi-temps. Penneteau repousse un tir de Buyl, mais Tim Smolders a bien suivi en envoi le ballon au fond des filets.
La seconde période est marquée par une multitude d’occasions du Sporting, notamment sur deux coups francs tirés par Neeskens Kebano qui trouvent la tête de Karel Geeraets, repoussés par le portier brugeois. Tainmont à la 70ème frappe de loin, mais le ballon passe à côté du but, puis Coulibaly reprend en centre de Neeskens, mais son tir vient s’écraser sur la transversale, légèrement détourné par Werner.
Avec ce but à l’extérieur, le Cercle de Bruges garde donc ses chances de qualification lors du match retour qui se jouera à domicile. Mais si les Carolos confirment leur bonne dynamique, ils pourront assurément se qualifier pour le dernier carré de cette compétition. Réponse le 21 janvier 2015 à 20h30 !

Les 3 anciens Titis du PSG, Neeskens Kebano, Pierre Bourdin et Kalifa Coulibaly.
J’essaie de maintenir mon état de forme et le niveau que j’ai actuellement. Toute la semaine, je fais tout pour être au top physiquement. Quand je suis bien physiquement, je suis libéré et je fais de bonnes choses sur le terrain.
J’ai essayé à Waasland, d’apporter au groupe mon savoir-faire même si je n’ai pas été décisif par un but ou une passe décisive, J’ai quand même tenu ma partition.
Les défenses commencent probablement à mieux me connaître, en tout cas, je reçois de plus en plus de coups (rires), et même en parlant avec certains joueurs, ils disent qu’il y a plus d’attention envers moi. J’essaie d’être vigilent, mais ce n’est pas pour autant que je vais jouer de façon dénaturée. J’essaie en tout cas de ne pas me prendre la tête dans des zones dangereuses où je suis susceptible de prendre des coups.
J’ai eu effectivement ma phase de but, c’est vrai que j’aurai peut-être dû jouer plus direct, prendre le ballon plus fort. J’ai voulu trop bien faire pour le placer et puis voilà, il est passé au-dessus. La prochaine fois, je réfléchirai moins.
Je ne regarde pas si j’ai un ou deux matches dans la semaine. Je m’intéresse au premier match que je dois aborder, de faire mon maximum et contribuer à faire en sorte de revenir avec le maximum de points. Ce n’est que lorsque le match est terminé que je commence à me concentrer sur le suivant.
L’objectif, c’était le match du week-end à Waasland où on a réussi notre mission. Sitôt terminé, j’étais branché sur le match de coupe. Jeudi matin, je commencerai à penser au Lierse.

Les trajets pour les matches internationaux pompent de l’énergie, physique et mentale, mais nous sommes des professionnels et nous devons être habitués à ce genre de chose. C’est là aussi que le travail de récupération est important pour pouvoir enchaîner ces matches-là.
Pour l’instant, la CAN, c’est en dehors de ma tête, c’est dans un mois, on va dire. Pour l’instant, je me consacre uniquement à mon club et aux derniers matches de décembre, après seulement, je pourrai un peu souffler pour aborder la CAN de la meilleure des façons.
La sélection de la RDC devrait être annoncée cette semaine et le départ devrait se faire vers le 4 janvier.
Je ne sais pas encore si je vais être sélectionné, de toute façon, j’ai un plan B, j’irai en Turquie avec les autres (rires).
Même si Parfait Mandanda n’a pas été repris les dernières fois, je pense que les sélectionneurs sont conscients de son niveau et de son potentiel. Il ne devrait pas avoir trop de problème pour lui.
La CAN peut être une bonne publicité pour un joueur. Personnellement, je suis sous contrat au Sporting. Le mercato arrive. On cite mon nom à gauche ou à droite. C’était déjà arrivé avant que je ne sois à Charleroi. Je commence à m’habituer. Cela ne signifie rien du tout. Rien ne vaut que le concret. En tout cas pour le moment, il n’y a eu aucun contact sérieux. Moi, je reste en dehors de tout cela, je n’ai pas envie de me prendre la tête bêtement. J’essaie de me concentrer au maximum sur les matches et sur le terrain.
Le derby wallon a tourné à l’avantage du Standard de Liège qui s’est imposé 1-0 sur la pelouse de Charleroi. Un but intervenu à la la 41ème minute, sur un contre mené depuis l’entrée de la surface du Sporting. Les joueurs du Standard de Liège remontent rapidement vers le but carolo, puis Igor De Camargo reçoit un centre à ras de terre de sa gauche. Il devance la sortie de Penneteau et place le ballon au fond des filets.
En seconde période, le Standard est à deux doigts de doubler la mise à l’heure de jeu, lorsque Geoffrey Mujangi Bia décoche un tir croisé dans la surface, arrêté sur sa ligne par Martos. Charleroi va ensuite multiplier les actions et sera tout prêt de marquer à maintes reprises (12 tirs dont 7 cadrés au final). Neeskens Kebano est placé en électron libre, et provoque énormément de fautes qui valent de bons coups franc, comme à la 74ème minute, où le gardien doit s’employer pour dévier en corner le tir puissant de Neeskens, ou 10 minutes plus tard, quand Jessy Galvez Lopez reprend un ballon repoussé de la surface puis tire des 20 mètres. Il trouve malheureusement la barre transversale, le gardien n’ayant même pas bougé sur ce shoot surpuissant.
Le Sporting de Charleroi est à la 8ème place de Jupiler pro League avec 25 points. Prochain déplacement samedi 13 décembre à Waasland-Beveren (20h).
On est tous très déçus de ce résultats, les efforts n’ont pas été récompensés… Une bataille de perdue mais pas la guerre
— Neeskens Kebano (@Neeskens_Kebano) 7 Décembre 2014
Neeskens déclarait après match :
« Nous avons vraiment tout fait pour essayer d’avoir ne fût-ce qu’un point. À la fin, nous avons vraiment mis la pression et poussé pour revenir sur cette équipe du Standard mais nous n’avons malheureusement pas réussi à égaliser…C’est vrai que j’ai pris beaucoup de coups lors de cette rencontre. Mais je sais que depuis quelques semaines, je fais l’objet de beaucoup de vigilance de la part de mes adversaires. Le joueur liégeois qui me tenait lors de ce derby me l’a d’ailleurs rappelé… Ça fait partie du jeu et je l’accepte. D’autant plus que quand je prends ces coups, ça donne des coups de pieds arrêtés qui peuvent s’avérer dangereux pour l’adversaire. »
photo ©belga
Les Carolos ont passé sans difficultés ce 8ème de finale de Coupe de Belgique à domicile face au KV Oostende, malgré un terrain délicat, déneigé quelques heures avant la rencontre.
Dans ce match, c’est Neeskens Kebano qui se mettait le premier en évidence à la 12è minute, lorsqu’il reprend un centre venu de sa gauche. Sa reprise tout en glissade au point de penalty passe cependant au-dessus de la cage d’Oostende. Les visiteurs répondent timidement par une tête de Coulibaly, pas dangereuse pour Mandanda qui bloque aisément la balle. A la demi-heure de jeu, ce même Coulibaly va dégager le ballon du bras dans la surface de réparation, suite à un corner des Zèbres. C’est alors Neeskens Kebano qui se charge de tirer le penalty en force, et d’ouvrir le score. Neeskens tente ensuite sa chance sur un tir puissant à l’entrée de la surface, détourné par Dumesnil. On en reste à 1-0 à la pause.
En deuxième mi-temps, Neeskens reçoit un très bon ballon dans la surface après une belle contre-attaque, mais il rate son duel avec le gardien en dévissant sa frappe. Les attaques de Charleroi se multiplient, et c’est fort logiquement que l’équipe de Mazzu va doubler la marque, sur une superbe tête de Cédric Fauré, qui reprend un centre de Lopez. Le Sporting sera tout prêt de marquer un 3ème but, après une action initié par Neeskens Kebano, qui passe en profondeur sur le côté, avant que N’Dongala ne tire puissamment. Mais sa frappe est dévié en corner par Dumesnil. Le festival carolo continue jusqu’à la fin de la partie, Guillaume François puis Fauré se procurant tour à tour de bonnes occasions.
Un match plein, qui permet au Sporting de Charleroi de passer ce tour, et de préparer son quart de finale contre le Cercle de Bruges.
Belle victoire en Coupe 2-0 face à Oostende, content d'avoir inscrit ce 1er but sur penalty. Direction les 1/4 !
— Neeskens Kebano (@Neeskens_Kebano) 3 Décembre 2014
photo © photonews