Neeskens Kebano et le Sporting Charleroi ont pris leur revanche sur le match du week-end dernier contre La Gantoise qui s’était soldé par un 0-0. Neeskens, qui avait raté un penalty à l’ultime minute du match, s’est rattrapé de fort belle manière, en s’offrant un doublé, dont un but… Sur penalty !
En première mi-temps, le Sporting se procurait la première occasion de la rencontre sur un tir dévié de Willems. Musona répondait deux minutes après par une belle frappe, captée par Penneteau, puis trouvait le cadre à la 20ème minute. Cédric Fauré et Clément Tainmont se procuraient plusieurs occasions franches, avant que Steven Willems ne trouve à son tour le poteau à la 36ème ! Mais malgré ces tentatives, le score ne se débloque pas et les deux équipes regagnent les vestiaires dos à dos, 0-0.
En seconde période, Neeskens Kebano va ouvrir la marque à l’heure de jeu. Sur un centre, Neeskens reprend le ballon de la tête et trouve la lucarne d’Ovono. Juste après l’ouverture du score, Neeskens est tou prêt d’inscrire un second but, sur une belle frappe stoppée au dernier moment par De Schutter. A la 63ème, suite à un corner tiré par Neeskens, c’est Dewaest qui trouve le chemin des filets, sur une demi-volée magnifique dans les 6 mètres du gardien, qui ne peut rien faire. Ostende tente alors de revenir au score, Ruiz et Coulibaly tentent leur chance et mettent la pression sur le but carolo. A tel point qu’à la 77ème minute, les locaux reviennent au score 1-2 sur une frappe à ras de terre de Musona, qui conclue une belle action à une touche de balle. Mais Charleroi tient bon, jusqu’à ce que Neeskens Kebano se fasse accrocher dans la surface et obtienne un penalty à la dernière minute de jeu… Tout comme la semaine passée ! Neeskens prend alors ses responsabilités, tire et marque pour délivrer les supporters des Zèbres ! Victoire finale 3-1, qui permet au Sporting de Charleroi de réintégrer le top 6, synonyme de playoff 1.
Rendez-vous pour le prochain match à domicile face à Lokeren, samedi 28 février à 18h.

Charleroi et La Gantoise se sont quittés sur un match nul 0-0. Mais plus que ce résultat, c’est surtout le scénario du match qui a contrarié le Sporting, et plus particulièrement Neeskens Kebano, qui a raté un penalty à l’ultime minute du match.
Auparavant, Clément Tainmont avait trouvé la barre à la demi-heure de jeu, puis Neeskens Kebano avait failli marquer avant la pause, mais Sels réalisait une superbe parade. En seconde période, c’est La Gantoise qui est tout proche d’ouvrir la marque, d’abord sur une frappe de Pollet, superbemet arrêté par Penneteau, puis à la 54ème minute lorsque Dewaest dégageait un ballon sur la ligne alors que Penneteau était battu. A la 93ème minute, une faute est commise sur Neeskens Kebano dans la surface, alors qu’il s’appretait à reprendre un ballon de volée. Neeskens prend alors ses responsabilités et tire le penalty. Frappé au centre de la cage, le ballon est stoppé par le gardien. Neeskens a suivi et reprend le ballon dans la foulée, mais Sels arrête une seconde fois le tir de Neeskens, qui s’éfondre sur le pelouse, fou de tristesse. L’arbitre donne le coup de sifflet final sur cette action, tandis que toute l’équipe et Felice Mazzu viennent tour à tour consoler Neeskens, très abatu par ce penalty raté.


Felice Mazzu réagissait après match: « Des champions du monde ont aussi raté des pénalties »
« Cela fait partie du jeu et du foot. Un pénalty raté, cela n’arrive pas qu’à Kebano. Je pense que des champions du monde ont aussi raté des pénalties. Il a fait un bon match et il ne faut certainement pas lui en vouloir pour le coup de réparation raté », a expliqué Felice Mazzu au micro de Vincent Langendries (RTBF).
Kebano effectuait ce dimanche soir son retour dans le onze de base après plusieurs semaines passées à la Coupe d’Afrique des Nations.
« Pour un retour, il a fait ce qu’il devait faire. J’aurais réagi de la même façon si c’était un autre joueur et pas seulement parce que c’était Neeskens. Ce sont des choses qui arrivent. On aurait pu marquer avant mais Sels a fait un grand match aujourd’hui. Si on tient compte des occasions, on aurait pu remporter l’entièreté de l’enjeu ce soir. Mes gars ont fait un gros match tactiquement. Je crois que cette rencontre doit nous donner du courage, de l’élan et on doit rester positif par rapport à la suite de la compétition. On n’est qu’à trois points de la 6ème place. On peut encore espérer accrocher le bon wagon« , insiste le coach du Sporting.
L’impression d’avoir fait perdre mon équipe
La République Démocratique du Congo finit sur le podium de la CAN 2015, en remportant la médaille de bronze après son succès face au pays organisateur, la Guinée Équatoriale. Après un match nul 0-0, c’est la séance des tirs aux buts qui a départagé les deux équipes.
Auparavant, les formations se sont procurées peu d’occasions en première période, avant de hausser le ton en seconde. Dans le premier quart d’heure, c’est la Guinée Équatoriale qui lance les hostilités sur corners. Le premier voit une double occasion de Nsue, mais ses tentatives sont repoussées par Kidiaba. Le même Nsue rate sa reprise au point de penalty une minute plus tard. La RDC réalise sa première action dangereuse à la 36ème minute sur un coup franc de Kage aux 30 mètres. Ovono va se trouer face à Mbemba et Bokila manque ensuite la balle au deuxième poteau. Trois minutes plus tard, Bolasie part côté gauche, tire de l’extérieur du pied droit, mais sa frappe est dévissée et passe devant le but. Les deux équipes sont dos à dos à la mi-temps 0-0.
Au retour des vestiaires, Mbemba reprend un ballon de la tête sur corner. Mais Ovono s’envole et réalise une belle parade. La RDC pousse et à la 53ème, Cedric Mabwati réalise un superbe dribble avant de rentrer dans la surface pour servir Mbokani. Mais ce dernier rate complètement sa frappe. Cinq minutes plus tard, Nsue lancé en profondeur et profitant des largesses de la défense congolaise, se retrouve face à Kidiaba. Il tente un ballon piqué, mais le gardien de la RDC sort une superbe parade ! Les deux équipes se rendent coup pour coup, et c’est ensuite Bolasie qui tente une belle frappe à l’angle de la surface. Mais Ovono une fois de plus est sur la trajectoire du ballon. Les deux équipes ne trouvant pas le chemin des filets, c’est la séance de tirs au but qui a du désigner le vainqueur.
Balboa est le premier à s’élancer pour la Guinée, mais sa frappe passe au-dessus du but. Cédric Mabwati réussit le sien, puis Kidiaba arrête le penalty de Raúl Fabiani Bosio ! Une avance de deux buts qui va s’avérer décisive, puisque tous les autres tireurs transformeront leur tentative. La RDC s’impose ainsi 4-2 dans cette séance de tirs au but, qui a sacré Neeskens Kebano et ses partenaires d’une magnifique médaille de bronze !
3ème de la #CAN2015 !!! Fiers de nous !!! #RDC #Team243 #Leopards pic.twitter.com/5kwGjn2rwE
— Neeskens Kebano (@Neeskens_Kebano) 7 Février 2015
Félicitations les amis ! Charleroi 4 ever @Neeskens_Kebano @PMandanda @LaTeam243 @LaTeamZ @leopardsfoot pic.twitter.com/8VWOq6G0lN »
— Julien Trips (@J_TPhotography) 7 Février 2015



Neeskens Kebano et ses partenaires n’ont pas démérité face aux Ivoiriens, qui ont fait preuve de plus de réalisme pour s’imposer 3-1 dans cette demi-finale de la CAN.
C’est d’ailleurs la Côte d’Ivoire qui ouvrait le score à la 20ème minute, sur un but splendide de Yaya Touré. Le joueur de Manchester City reprend un ballon à l’entrée de la surface et envoie un véritable missile dans la cage de Kidiaba, qui ne peut qu’effleurer la balle. Loin d’être abattus, les Léopards ne s’avouent pas vaincus et reprennent espoir 3 minutes plus tard, suite à une faute de main dans la surface d’Eric Bially. Mbokani se charge de tirer et transformer le penalty, qui remet les deux équipes à égalité 1-1. Le joueur du Dynamo Kiev se montrera dangereux à la 39ème obligeant une parade de Gbohouo. Dans l’action suivant, la Côte d’Ivoire est toute proche de marquer, sur une tête de Gervinho, sauvée in extremis sur sa ligne de but par Zakuani. Mais quelques instants plus tard, Gervinho ne va pas rater sa deuxième occasion de suite. Il va redonner l’avantage aux Éléphants, en profitant d’une erreur de Bolasie dans l’entrejeu. Décalé sur le côté gauche, il récupère le ballon et tire d’une frappe enroulée pour inscrire le 2ème but ivoirien.
En seconde période, les deux équipes jouent du coude à coude, la RDC se montrant menaçant sur les cages de Gbohouo, mais le gardien veille. Bolasie se procure plusieurs occasions, sans succès. A la 67eme, Kanon reprend du genou un ballon dégagé auparavant par Kidiaba sur corner. Le défenseur plein d’opportunisme a bien suivi. Neeskens Kebano fera son entrée en jeu 2 minutes plus tard, et se mettra en évidence, notamment sur une belle frappe à ras de terre à la 78eme, stoppée par Gbohouo. La RDC pouvait revenir à la 84ème minute, quand Serge Aurier donnait une mauvaise passe en retrait, offrant un ballon de but à Mubele. Mais le portier Ivoirien avait suivi pour lui enlever le ballon façon volley-ball. Malgré une fin de match animée, les Léopards ne trouveront plus le chemin des filets et s’inclinent 3-1.
La compétition n’est pas fini pour les Léopards, puisqu’ils joueront la petite finale, synonyme de 3ème place, samedi prochain face au vainqueur de Ghana-Guinée Équatoriale.
Neeskens Kebano est entré dans la compétition contre le Congo en deuxième période, à la 66e minute. Il a réussi une passe décisive dans ce duel haut en couleurs alors qu’il n’avait encore pas eu l’occasion de fouler les pelouses de Guinée équatoriale. Kebano, qui avait joué en équipe de France jusqu’aux moins de 20 ans, a opté pour la RDC en 2014.
De notre envoyé spécial à Bata,
Pour son premier match officiel face à la Côte d’Ivoire lors des qualifications pour la CAN 2015, Kebano avait inscrit un but. La RDC s’était imposée 4-3 à Abidjan. Formé au Paris Saint-Germain, Kebano est actuellement en Belgique où il évolue avec Charleroi en Jupiler Pro League. Son entrée face au Congo a été très remarquée.
RFI : Vous arrivez en demi-finale, ce doit être déjà une grande satisfaction pour vous ?
Neeskens Kebano : Disputer cette compétition, c’est déjà beaucoup pour moi et pour le groupe. On s’est qualifié dans des conditions pas faciles. Mais attention, ce n’est pas un hasard mais le fruit de notre travail depuis des semaines. On se découvre de plus en plus et ce mois passé tous ensemble nous a fait un bien fou. Pour un footballeur africain, faire la CAN, c’est la consécration.
Vous avez fait une passe décisive lors du derby contre le Congo. C’est une belle performance ?
Eh oui, j’ai soigné mes statistiques ! C’était mes premières minutes pendant cette CAN et c’était important de montrer ce que je sais faire. J’ai eu de la réussite et c’est tant mieux pour moi et pour l’équipe.
Comment expliquez-vous que lors des trois premiers matches, la RDC n’ait pas pu remporter une seule victoire. Vous n’étiez pas assez libéré ?
Je ne dirais pas cela. C’était des matches de poules et c’est différent. Mais peut-être qu’il y avait plus d’envie face au Congo. On a mis quatre buts, on est content et on espère que ça va continuer face à la Côte d’Ivoire.
Justement, contre la Côte d’Ivoire, vous aviez marqué un but à Abidjan lors des qualifications. Quel est votre souvenir ?
Très beau. Mes amis et mes proches étaient heureux pour moi. C’était ma première sélection et j’ai réussi à marquer le coup. J’ai commencé par une victoire très importante pour la qualification. C’était un grand moment pour moi.
Vous jouez aux côtés de Robert Kidiaba, le doyen de cette édition qui a 39 ans. Vous en avez 22 et vous pourriez presque être son fils. Qu’est-ce qu’il apporte à la sélection ?
Robert, il respire la sagesse ! Il a toujours de bons conseils. Il est exemplaire sur le terrain et en dehors. Il a toujours le mot juste. C’est un exemple.
Source : RFI.fr